Illusion & Amour : comment ne pas avoir vu… & comment voir maintenant

Cet article insolite et qui semble faire rire beaucoup d’internautes m’a assez troublé. L’histoire de cette jeune femme n’est hélas pas anodine. Elle est même très classique.

 

Elle laisse perplexe quand on fait un parallèle avec le couple ou on se moque quand on ne voit pas la symbolique cachée derrière. La moquerie est toujours plus facile plutôt de s’essayer de voir le message profond. Je remercie cette femme, car il s’avère que c’est une histoire fort intéressante.

 

plastiqueElle arrose sa plante pendant 2 ans avant de découvrir qu’elle est en plastique

 

La tragédie de l’amour !

 

Le titre m’avait tellement interpellé que j’ai eu besoin d’aller voir ce que racontait ce qui semble être une mésaventure et je découvre que c’est en lien avec mon sujet favori.

 

«Si quelqu’un d’autre essayait d’arroser ma succulente, je devenais agressive parce que je voulais vraiment bien m’occuper d’elle»

«J’ai mis tellement d’amour dans cette plante. J’ai nettoyé ses feuilles. J’ai fait de mon mieux pour prendre soin d’elle, alors qu’elle était en plastique ! Comment j’ai pu ne pas m’en rendre compte ?»

Un amour tel que la jeune femme a récemment décidé de transférer sa plante dans un pot plus grand pour offrir à ses racines la place de s’épanouir. En enlevant le cache-pot, elle a découvert alors qu’elle était plantée dans du polystyrène recouvert de sable collé. Lire l’article de Cnews

 

Cela semble fou et pourtant cela ne l’est pas. Elle raconte les histoires d’amoureux et d’amoureuses ou ce que nous croyons être des histoires d’amour.

 

Cela fait plusieurs articles que je consacre à ce thème.

 

Nous pleurons au moment d’une rupture alors que nous n’avons fait qu’entretenir une belle illusion, une belle parade à l’amour vrai, voire une belle fuite de ce qui est. Pourtant, cela a occupé notre temps, notre cœur et nous a noyé dans une forme d’asservissement. Nous avons tout fait pour protéger la relation, pour la mettre en lumière, y apporter tous les soins pour nous rendre compte que tout était faux.

 

 

yellow-Rudy and Peter SkitteriansElle semblait si réelle, si vivante. Elle nous mettait en joie. Nous avons confondu un objet avec l’amour réel, un plastique avec le vivant.

 

 

 

 

Quand nous pleurons sur un passé, pleurons-nous sur l’amour déçu, désappointé ou sur un espoir d’amour qui n’a rien donné ?

 

 

duck-meet-Manfred Richter

Combien de confusions avons-nous entretenues et maintenons-nous encore ? Etions-nous simplement dans un cycle où tout était juste le temps de cette période et rien n’est à remettre en question ou n’avions-nous pas perçu la direction irréelle et fantasmagorique ?

 

 

 

Etait-ce le temps d’ouvrir notre conscience et ainsi juste un emmurement ponctuel ?

 

La femme a cru que le plastique avait le gout, l’odeur du vivant, et aussi sa couleur mais rien n’était vivant, ni ne lui ressemblait, ni dans la texture, ni dans le socle.

 

A quoi peut bien ressembler le vrai amour ? Comment savoir quand il a du vivant ou quand il est stérile et mortifère ? Quand il touche à nos limites ou à l’immensité ? Quelle couleur a le vrai amour, quelle odeur, quelle mémoire ? Et surtout quelle image ?

 

Comment le voir ? Est-ce que cela change quelque chose si nous mettons des lunettes sur nos yeux ?

 

Quand notre cœur est touché, comme savoir s’il s’est fait prisonnier d’un geôlier, ou s’il est en amour d’un chevalier ? Dans quoi plongeons-nous ? Nos blessures auraient-elles attirée un bandit ou un prince ? Sommes-nous en communion d’âme ou seulement attiré par une apparence, fort sympathique, beau, avec des idéaux similaires, des mots que nous aimerions entendre et qui nous réjouissent ou arrivons-nous à voir par delà le voile ? Arrivons-nous enfin à frémir devant la vraie voie, libérés de nos schémas passés et de nos attirances d’ego ?

 

Entendons-nous le chant d’une sirène qui nous attire dans son domaine où nous n’aurons plus d’air ? Ou la voie de l’air, où tout vacille vers un nouveau courant qui nous élève, nous apaise.

 

Quel est le réel visage de l’amoureux ? Oups, je viens de dire un gros mot ! De l’amour ! Ah, ouf, voilà, tout est déjà plus doux.

 

Etre amoureux et cela ne peut devenir que déchirement. Alors nous voulons retomber amoureux et nous découvrons une autre brisure. Alors nous remontons pour espérer rencontrer un autre épisode bienheureux et nous rencontrons ce qui est blessure. Ecartelé, de blessures en blessures, notre cœur ne sait plus. Il sommeille. Il réessaye. Cette fois, il va arriver à franchir la barrière, à tout donner comme s’il était tout neuf, comme s’il n’avait aucune plaie. Puis se manifeste l’amoureux qui vient appuyer sur les boutons de toutes les blessures. Alors nous arrêtons et préférons continuer seul. Nous n’avons pas entendu l’appel du ciel, des cimes, des hauteurs. Est-ce que l’air est plus frais en montagne ? Il peut y avoir aussi des accidents. Mais peut-être déjà voyons-nous depuis l’au-delà des nuages, portés par un air frais.

 

Peut-être que là, nous pouvons enfin vraiment commencer à méditer sur le vrai amour. Peut-être entendrons-nous que l’état amoureux est passager, rempli de chimères. Plus nous creusons, moins nous y trouvons l’amour. Plus nous creusons, plus nous découvrons la division. Mais l’état amoureux colle à notre cœur. Nous n’arrivons pas à nous en défaire et y croyons encore et encore.

 

– Chère âme, ne désespère pas. Il va nous trouver, il va nous voir, se lamente la déesse, remplie d’espoir…

 

Et les vraies princesses attendent leurs princes. Mais qui les voient ? Qui s’amuse à les piétiner au lieu de les honorer ?

 

Alors la femme continue son chemin et ne croit plus à ces histoires de conte de fée. La naïveté de la jeune a fait place à l’amertume. Elle est prête à tout pour attraper un homme. Vorace, elle s’offre. Femme blessée, elle a oublié la déesse qu’elle est et se laisse aller dans ce monde à avancer, comme elle peut. Elle se guérit, se soigne. Mais où porte-t-elle le regard ?

 

Pour contacter son âme, le seul chemin est celui de la réconciliation avec elle et avec les hommes. Seulement, là, dans sa nouvelle dimension, la mémoire retrouvée, elle pourra rencontrer un ange comme elle.

 

Dans l’amour vrai, l’homme et la femme se rencontrent dans un foisonnement intérieur qui les nourrit de beauté, de joie. L’âme scelle leur amour dans une liberté légère et profonde, dans un épanouissement nouveau.

 

La réalité de la beauté est plus merveilleuse que la perfection de l’illusion.

 

Elle n’est pas régulière comme cette plante en plastique avec sa couleur lisse qui ne se dépérit jamais, ses feuilles impeccables qui fanent jamais, mais elle a une autre saveur.

 

La réalité a un goût qui restera éternellement gravée dans l’âme : le goût de la beauté, le goût de l’unité, le goût de la métamorphose de l’être.

 

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Carole, fondatrice de l’Espace Chrysalide, rêveuse, conteuse, poète, écoute  & co…  

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Expression Corporelle & Artistique Espace Chrysalide

Ecrits par © Carole, rêveuse, conteuse, poète, conférencière, accompagnement & Fondatrice de l'Espace Chrysalide Bordeaux Chartrons Bacalan Saint Louis - Contact : espacechrysalide@outlook.com

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